Ce blog regroupe les créations et découvertes lors des ateliers du centre socioculturel AVARA
Je suis d'habitude beaucoup plus rapide à résumer les conférences de la MRP mais voyage et fêtes de fin d'année m'ont fait trainée dans la mise à jour du blog.
Avant de vous donner un petit résumé de la dernière conférence je profite de la proximité de la prochaine conférence, pour vous en faire l'annonce: Elle portera sur "Henri Poulaille et la littérature populaire".et sera faite par Jean-Paul Morel , journaliste et chercheur , spécialistste sur Henri Poulaille .La conférence aura lieu le samedi 4 février.
« Est-ce parce qu’ils sont marins que ces bandits sont sympathiques » : Ainsi s’intitulait la conférence de Dominique Le Brun pour l’Association des Amis de la Maison du Roman Populaire de l’Haÿ-les-Roses ce samedi 24 novembre 2011.
Dominique Le Brun est un spécialiste de la littérature de mer comme vous pourrez le découvrir sur son blog www.culture-mer.fr/..
Ne connaissant rien aux histoires de pirates, de par le fait qu’une fille ne va pas vers les romans relatant ces histoires, j’ai appris plein de choses et je suis allée compléter ces connaissance sur Internet.
Le conférencier situe tout d’abord les actes de piraterie.
A la question : à quelle époque, la réponse est que, dès qu’il y a eu des marins, il y a eu des pirates ; l’âge d’or avec les histoires les plus merveilleuses a été 1690 à 1725 par le fait qu’à cette époque les grandes puissances coloniales établissent des comptoirs sur tous les continents et commencent à faire des échanges (or, soie, etc.) N’est-ce pas le début d’une mondialisation ? Les actes à ce jour se multiplient et Dominique Le Brun nous lit quelques extraits du journal « Le Marin » de la semaine précédant son exposé et nous cite l’augmentation des actes et la piraterie moderne dans la Corne de l’Afrique
(cf http://fr.wikipedia.org/wiki/Piraterie_autour_de_la_Corne_de_l'Afrique)
Au début des années 1900 , il y a eu les pirates de la route du rhum et même de faux pirates pour arnaquer les assurances. En fait, à chaque époque on peut trouver une raison de piraterie.
Le conférencier nous a fait ensuite le portrait type du pirate et a aussi amené les termes proches : corsaires (civils faisant la guerre sur mer avec l’autorisation de leur gouvernement), flibustiers, boucaniers cf cet article avec une tentative de définition
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pirate
Puis le conférencier a évoqué le registre littéraire avec les premiers écrits datant de 1678 avec « Aventuriers et boucaniers d’Amérique » de Alexandre Oexmelin, et « Histoire des pirates anglais » de Charles Johnson (pseudonyme de Daniel De Foe) .
Ce site, fait une synthèse des pirates célèbres :
http://www.histoire-de-france-et-d-ailleurs.com/articles/index/piratescorsaires.htm
On apprend aussi que Paul Lorrain, aumonier des prisons, extorquait des informations lors des confessions des prisonniers avant leur mort pour les publier sous son nom ensuite…
Le conférencier nous donne quelques règles de vie et de comportement des pirates dont la plus importante est la notion d’égalité : c’est l’équipage qui choisit son capitaine et qui peut aussi le destituer, Ces notions sont évoquées dans le livre de Charles Johnson qui décrit la communauté Libertalia, implantée à Madagascar dans les années 1600, et créée par le français Olivier Misson qui a pratiqué la piraterie « pour Dieu et la liberté du pavillon blanc et non rouge ou noir « .