Ce blog regroupe les créations et découvertes lors des ateliers du centre socioculturel AVARA
Apres midi cinéma et exposition Photos
Ce vendredi notre petit groupe s’est retrouvé pour un film assez dur dont le contenu est mieux décrit que par moi même dans le journal du monde
Cf http://www.lemonde.fr/cinema/article/2009/12/08/qu-un-seul-tienne-et-les-autres-suivront-la-prison-vecue-par-ceux-qui-sont-dehors_1277676_3476.html dont voici la copie
La prison est un mur, et il n'est pas simple, lorsqu'on est dehors, d'avoir accès au dedans. Le titre du premier film de Léa Fehner induit une dignité, celle des proches de détenus. Tenir debout : tel est le mot d'ordre de ses personnages, dotés d'une force que la jeune femme du prologue n'a pas - elle craque à l'entrée d'un parloir, implorant une aide qui ne vient pas. Les trois autres, dont on suit la trajectoire, se débattent dans le silence.
Il y a Laure, une jeune bourgeoise, garçon manqué, jouant au foot, draguée par Alexandre, brave banlieusard en révolte. Une idylle naît, Laure est amoureuse, tombe enceinte, mais Alexandre fait une connerie et se retrouve derrière les barreaux. Un drame pire pour elle que pour lui. Elle a caché son histoire à ses parents, elle est mineure donc interdite de visite, sauf accompagnée...
Il y a Zohra, une Algérienne dont le fils a été assassiné, et qui, au tréfonds de son chagrin, cherche à comprendre, découvre l'homosexualité de son gamin, et conquiert l'amitié de la soeur du criminel afin de pouvoir approcher celui-ci, interroger l'homme qui a anéanti sa vie.
Il y a Stéphane, tiraillé entre une mère asphyxiante et une copine dominatrice, qui finit par le quitter. Stéphane court après lui-même. Sa brutalité est une carapace, il est en miettes. On lui propose contre argent de prendre la place d'un voyou incarcéré dont il est le sosie. Ce qui provoque un drame de conscience et nécessite d'humiliantes répétitions.
Qu'un seul tienne et les autres suivront est un film pensé. Les fils n'y sont pas invisibles. Le dénouement, qui voit les personnages des trois récits se rejoindre dans le parloir, zone symbolique, peut sembler théâtral. On ne croit qu'à moitié à l'épisode Zohra ; la dialectique de cette Mère Courage laisse perplexe, en partie à cause du déficit d'émotion qu'elle suscite.
EXPOSITION EXTRA MUROS Maison Bourdeau
Nous sommes allés ensuite comme précédemment faire un petit tour au parc Bourdeau et nous n’avons pas été déçus des photos exposées de Christophe Dugied et Andoche Praudel : voici quelques commentaires, extraits trouvés sur le site de la mairie
Christophe
Dugied
Des paysages nocturnes et périurbains, montrant des ports, des entrepôts, des usines désertées… tel est l’univers de Christophe Dugied. Ses paysages vides de toute présence humaine s’apparentent
aux images filmiques. Avec des jeux d’ombres et de lumières, il règne dans ses tableaux photographiques une atmosphère de mystère, d’attente et de menace. Le cadrage des architectures, la
construction rigoureuse de lignes verticales et horizontales, les effets de lumière magnifient des lieux banals et transportent le spectateur dans un ailleurs sublimé.
Andoche
Praudel
Peintre, lithographe et céramiste, Andoche Praudel aborde l’art photographique en tant qu’objet esthétique sous la forme de photos peintes, ou comme des gravures grâce à ses photos panoramiques
de très grand format imprimées sur des papiers traditionnels japonais. Dans ses séries « Cours de fermes » et « Champs de bataille », il a choisi d’immortaliser les vestiges d’un monde rural en
déclin. En noir et blanc, ou en couleurs, ses œuvres, sortes d’hymne aux choses disparues, apportent une atmosphère poétique à une nature qui se transforme.